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 La surpession pulmonaire 

 

Le barotraumatisme des poumons, couramment appelé la surpression pulmonaire est le plus grave des barotraumatismes puisqu'il porte directement atteinte au mécanisme de la respiration de l'organisme.

Heureusement ce barotraumatisme est très rare car le simple geste d'expirer pendant la remontée permet de l'éviter. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La respiration à pour but de fournir à l'organisme de l'oxygène, carburant essentiel au fonctionnement cellulaire, et de rejeter l'un de ses déchets : le CO2. Il faut donc qu'il y ait des échanges entre l'air contenu dans les poumons et la circulation sanguine, qui transporte l'oxygène et le CO2. Ces échanges se font au niveau des alvéoles qui mettent en contact l'air et le sang, via des capillaires sanguins. Ces alvéoles sont extrêmement fragiles et sont directement touchées en cas de surpression pulmonaire.

 

 

 

Causes et symptômes de la surpression pulmonaire :

 

Le phénomène physique entrainant la surpression pulmonaire est simplement une application de la loi de Mariotte :

L'air inspiré en profondeur se dilate lors de la remontée, donc si cet air n'est pas rejeté le volume des poumons augmente et si la limite d'élasticité des alvéoles pulmonaires est dépassée celles-ci se déchirent.

 

Le simple fait de respirer normalement à la remontée permet d'éviter cet accident, celui-ci n'arrive donc que très rarement lorsque cette respiration ne peut plus se faire normalement,par exemple :

 

- à cause de spasmes

 

- à cause d'un blocage de la glotte

 

- lors d'une remontée panique

 

Les symptômes de la surpression pulmoniare sont les suivants :

 

- Gène respiratoire

 

- Douleur thoracique

 

- Spume rosatre

 

- Crises de type épileptique

 

- Différentes formes de paralysie

 

- Etat de choc

 

- Syncope

 

Prévention et conduite à tenir :

 

La prévention est simple : ne jamais bloquer sa respiration lors de la remontée.

 

De même en cas de remontée rapide il faut penser à insister sur l'expiration.

 

Il est aussi absolument déconseillé de donner de l'air à un apnéiste. En effet celui-ci n'a pas le réflexe d'expirer lors de sa remontée, ce qui peut entraîner une surpression pulmonaire grave.

 

La surpression pulmonaire est un accident grave, pouvant mener à la paralysie, au pneumothorax et même à la mort. La conduite à tenir lors d'un tel accident est alors une conduite d'urgence :

- Prévenir le directeur de plongée ou le responsable sur le bateau (signe de détresse).

- Appeler les secours.

- Insuffler à l'accidenté de l'oxygène pur et ceci jusqu'à l'arrivée des secours. Cet oxygène permettra la survie des cellules, cette mesure est donc indispensable.

- Réchauffer et réconforter l'accidenté.

- Les membres de la palanquée doivent fournir un maximum de renseignements sur les paramètres de la plongée et les circonstances de l'accident.

Le placage de masque 

 

Causes et symptômes

 

Lors de la descente, la pression à l'extérieur du masque augmente et devient plus élevée que celle à l'intérieur du masque. Selon la loi de Boyle-Mariotte on a donc le volume interne du masque qui diminue. Dans un premier temps, le masque s'écrase mais lorsque la limite d'élasticité de la jupe du masque est atteinte on a alors un effet de ventouse du masque sur le visage.

Les symptômes sont alors un trouble de la vision, des douleur et hémoragies aux niveaux occulaire et nasal.

 

Prévention et conduite à tenir

 

La prévention est simple puisqu'il suffit de souffler par le nez lors de la descente afin d'équilibrer les pressions.

En cas d'incident stopper le cas échéant l'hémoragie nasale en comprimant avec le doigt la narine puis consulter un médecin ORL et/ou un ophtamologue.

 Les sinus 

 

Causes et symptômes

 

Les sinus sont des cavités remplies d'air qui communiquent avec les fosses nasales. Cette communication se fait par de petits canaux et l'équilibrage.

L'équilibrage des pressions entre sinus et fosse nasale se fait normalement de façon naturelle,sans action particulière de la part du plongeur. Cependant s'il y a obturation des communications entre sinus et fosse nasale, alors lors de la descente le sinus se retrouve en dépression. De même si les canaux entre sinus et fosse nasale se bouche en profondeur, alors lors de la remontée les sinus se retrouveront en surpression. Dans les deux cas, les muqueuses recouvrant les sinus subissent un traumatisme.

Les symptômes sont une douleur pouvant être très vive et des saignements au niveau du nez et de la bouche.

 

Prévention et conduite à tenir

 

La prévention consiste à ne jamais plonger en cas de rhume, de sinusite, de rhinite. En cas de douleur à la descente, même faible, il ne faut jamais forcer les sinus mais remonter légèrement et lentement, souffler par le nez voire tenter un rinçage nasal à l'eau de mer en surface. En cas de douleur à la remontée il faut redescendre de plusieurs mètres et remonter lentement.

En cas d'incident, consulter un medecin ORL.

Les dents 

 

Causes et symptômes

 

Lorsque des dents carriées ou mal soignées comportent une ou plusieurs cavités d'air les variations de pression lors de la descente et de la remontée peuvent mettre ces cavités en dépression ou en surpression (par les mêmes mécanismes que pour les sinus et le placage de masque).

Les symptômes sont alors de fortes douleurs dentaires, pouvant entrainer une syncope.

 

Prévention et conduite à tenir

 

La prévention consiste en un examen de surveillance dentaire avant chaque saison de plongée. Lors de la descente il est impératif de stopper la plongée en cas de douleur dentaire,l'incident pouvant devenir beaucoup plus douleureux et grave lors de la remontée (air emprisonné poussant fortement sur la paroi interne de la dent). En cas de douleur à la remontée, il faut redescendre de plusieurs mètres et remonter très lentement.

En cas d'incident, il faut consulter un dentiste, voire mettre en recompression si la douleur est insupportable.

Estomac et intestins

 

Causes et symptômes

 

L'origine de ce barotraumatsime est la dilatation des gaz contenu dans l'estomac ou l'intestin lors de la remontée, ces gaz pouvant avoir comme origine la fermentation alimentaire ou l'air avalé pendant la plongée. Il s'agit d'un incident extrèmement rare en plongée loisirs.

Les symptômes sont alors des douleurs plus ou moins importantes à l'abdomen lors de la remontée.

 

Prévention et conduite à tenir

 

En guise de prévention il faut éviter les aliments et liquides traditionnellement générateurs de gaz intestinaux.

En cas d'incident il faut stopper la remontée et essayer d'évacuer l'éxcédent de gaz intestinaux.Consulter un médecin.

Barotraumatismes 

 

En plongée les gaz se compriment à la descente et se dilatent à la remontée, c'est la loi de Boyle Mariotte.

Notre organisme comprend de nombreuses cavités qui emprisonnent de l'air : oreille, poumons, sinus, dents  etc.

Cet air emprisonné va donc subir des variations de pression lors des différentes phases de plongée ce qui créera à l'intérieur des cavités des surpressions et des dépressions.

Suivant l'élasticité des tissus qui la compose chaque cavité aura sa propre tolérance vis à vis des variations de pression. Lorsque cette limite est atteinte, les organes risquent de subir des domages,on parle alors de barotraumatisme.

 

 

Les différents barotraumatismes :

 

Les différentes zones de l'organisme pouvant subir un barotraumatisme sont :

 

- Les oreilles : barotraumatismes le plus fréquent liés à la déformation du tympan entraînée par les variations de pression de l'air enfermé dans l'oreille. Ce barotraumatisme peut aller de la simple gêne à la douleur et dans les cas extrêmes jusqu'à la rupture du tympan.

 

- La surpression pulmonaire : c'est de loin le plus grave des barotraumatismes. Il résulte de l'augmentation du volume de l'air contenu dans les poumons lors de la remontée si cet air n'est pas expiré.

 

- Les yeux : lors de la descente, le masque peut avoir un effet "ventouse" sur les yeux et le nez, c'est ce que l'on appelle le placage de masque.

 

- Les sinus : si l'équilibre des pressions entre l'air contenu dans les sinus et la pression ambiante ne peut se faire (sinus bouchés en cas de rhume) alors cette variation de pression entraîne de violentes douleurs frontales et maxillaires.

 

- Les dents : barotraumatisme rare résultant de l'emprisonnement de l'air dans une dent (carie mal soignée).

 

- L'estomac et les intestins : variations de pressions de l'air contenu dans les intestins et l'estomac (air résultant de la fermentation d'aliments). Très rare en plongée loisirs.

 

 Barotraumatisme de l'oreille 

 

L'oreille est l'organe le plus souvent atteint par les barotraumatismes. Tout le monde à déjà ressenti cette gêne, voire cette douleur faible aux oreilles lors d'une descente en apnée dans notre fosse : il s'agit bien d'un barotraumatsime bénin de l'oreille. En plongée, les profondeurs atteintes étant bien supérieures qu'en piscine il est indispensable de faire très attention a ses oreilles et de bien penser à pratiquer ce que l'on appelle une manoeuvre d'équilibrage des oreilles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La trompe d'Eustache est en général fermée. Il y a donc de l'air enfermé dans l'oreille. A la surface, la pression de cet air est égale à la pression extérieure, on dit alors que l'oreille est en équilibre. Lors de la descente la pression extérieure augmente alors que la pression à l'intérieure de l'oreille reste fixe. Il se crée donc undéséquilibre de pression qui à pour effet de déformer le tympan en le "tirant" vers l'intérieur de l'oreille.

 

Il faut alors effectuer une manoeuvre d'équilibrage de l'oreille qui a pour but d'augmenter la pression de l'air dans l'oreille jusqu'à ce que celle-ci soit égale à la pression extérieure et donc que l'équilibre des pressions soit retrouvé. Cet équilibrage se réalise en ouvrant la trompe d'Eustache afin de permettre à l'air du pharynx de pénétrer dans l'oreille.

C'est lorsque cette manoeuvre n'est pas effectuée qu'il y a barotraumatisme : gêne puis douleur, le tympan déformé pouvant se rompre.

 

 

Les symptômes du barotraumatisme de l'oreille sont :

 

Douleur importante qui augmente lors de la descente, sensation de froid et de crépitation dans l'oreille, vertiges, syncope.

 

Prévention et conduite à tenir :

 

Pour éviter le barotraumatisme de l'oreille il faut effectuer une manoeuvre d'équilibrage. Les manoeuvres les plus répandue sont  :

 

- Valsalva : il s'agit de la plus simple des manoeuvres et de la plus courante. Il suffit de se pincer le nez et de souffler dedans.

 

- BTV (Béance Tubulaire Volontaire) : il s'agit d'utiliser de petits muscles permettant de laisser la trompe d'Eustache ouverte pendant la descente. Cette méthode met en oeuvre des muscles sollicités lors du bâillement et il s'agit donc de reproduire volontairement les gestes du bâillement.

 

- Frenzel : là encore cette méthode demande de l'entraînement. Il s'agit d'ouvrir la trompe d'Eustache en plaçant sa langue contre le voile de son palais et en poussant vers le haut et le fond.

 

Quelle que soit la méthode utilisée les règles préventives suivantes doivent être appliquées :

 

- L'équilibrage doit se faire très tôt, dès le début de la descente.

- L'équilibrage doit se faire en douceur, en particulier si la méthode Valsalva est utilisée.

- Il ne faut pas plonger enrhumé, cela à pour effet de boucher la trompe d'Eustache et donc d'empêcher l'équilibrage. Et surtout il ne faut pas plonger sous l'effet d'un médicament qui débouche le nez. En effet si le nez se rebouche au fond, un barotraumatisme de l'oreille peut apparaître à la remontée.

- En cas de problème d'équilibrage remontez légèrement avant de réessayer et si cela ne passe toujours pas n'insistez pas et mettez fin à la plongée.

- De même en cas de problème à la remontée redescendez légèrement et effectuez la manoeuvre de Toynbee : pincez vous le nez et inspirer doucement.

- Ne faites jamais de Vasalva à la remontée et en surface, cela est traumatisant pour les tympans.

- Faites contrôler régulièrement vos oreilles par un médecin ORL et surtout ne plongez pas en cas de présence d'un bouchon de cérumen.

 

En cas de problème :

- Aidez votre équipier à remonter et à regagner le bateau ou la rive.

- Prévenez le directeur de plongée.

- En cas de douleurs persistante ou de troubles auditifs consulter immédiatement un médecin ORL.